INS " Temps " TANÉS Maurevert-France

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(Photographie) Slawomir Swieclochowski - 2013

Nous traversons les forêts ensemble, souvent sans un mot accordant nos pensées au rythme de nos pas. Le silence durant ces promenades à l’aplomb de la canopée est au fil du temps devenu l’épice de notre amitié. L’économie de mots en souligne la saveur. Nous nous comprenons ainsi…
Ce matin il fait beau. Un ciel bleu, dur et pur comme un reste d’hiver s’étale au dessus de Piotrowo-Palac.
J’arrive chez Kiran un peu après 7h. Je suis en retard…
La veille nous nous sommes donné rendez-vous à 6h30. Pour Kiran qui aime la ponctualité cela représente une éternité, et c’est toujours trop long une éternité!
Il m’attends, je le sais dans la cuisine de la petite maison “bleu Sainte Vierge" de ses parents, pour une promenade à Lemck, une forêt au nord de Piotrowo.
Elle n’est pas très grande, à peine quelques kilomètres carrés, mais les arbres y sont merveilleusement élevés. Et puis il y a la mousse qui se répand partout, du sol aux rochers qu’elle recouvre presque toujours entièrement jusqu’aux premières branches des arbres. La mousse qui nous laisse marcher pieds nus, jamais sans la moindre douleur, avec douceur, toujours.
Nous allons souvent à Lemck au début du printemps, lorsque les feuilles sont encore rares, suffisamment rares pour que Kiran me fasse une fois de plus remarquer avec son accent d’ogre, que ce qui est “chouette" à cette période de l’année c’est que l’on peut voir jusqu’au bout des arbres, jusqu’au fond des forêts.

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image(Photographie) Slawomir Swieciochowski - 2012

Je l’ai promis.
Je dois écrire sur cette image. Ecrire quelques lignes accompagnant la jeune femme que je ne connais pas et qui ignore “que je suis”. Ecrire peut être une phrase ou deux sur l’Abbaye de l’arrière plan qui ce matin m’inspire à peine plus que l’élection d’un nouveau Pape.
Je pourrais sans doute aligner quelques mots sur les milliers de petites mers intérieures laissées sur le sable, orphelines de l’océan, livrées au galop des chevaux, aux pas des marcheurs… je pourrais, je pourrais, je pourrais surtout tenir ma promesse…

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image(Photographie) Slawomir Swieciochowski - 2012

Depuis son arrivée au Pérou, Adrien Frest n’avait pas quitté la chambre 24 située au 2ème étage de l’Hostal Pakcha, bâtisse de style mollement colonial située à deux pas du centre ville de Cuzco, non loin de l’Ecole Nationale d’Architecture où il devait assurer un cycle de conférences sur les techniques de construction Incas.
Après les formalités d’usage il s’était retrouvé devant l’entrée de l’aéroport international Alejandro Velaso Astete à la recherche d’un taxi.
Il aimait arriver la nuit. Depuis ses tout premiers voyages il y voyait la promesse d’un réveil dans un lieu inconnu, où il pourrait porter le regard sur un horizon nouveau.
Au-dessus des toits de tuiles rouges de l’ancienne capitale Incas, se dessinait la silhouette bleue indigo des Andes. De la fenêtre entr’ouverte un air d’altitude dissipait dans la lumière du matin les effluves de l’été qui s’achevait.
Pour Adrien Frest, la géographie était depuis aussi longtemps que toujours la source de ses émotions, ici et là entre les courbes fines des niveaux topographiques, bien loin “haut”- delà des horizons.

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…Bonne idée!

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Il était un soir de l’autre jour, au Divan du Monde à Paris où YA+K s’est mis à raconter une fois de plus si compter que nous en doutions des histoires de part son désir de l’humain lien…
Dans le même temps le numérique et quelques uns de ses ineptes adeptes raconte à notre place, et semble vouloir s’occuper de nos si précieuses minutes de bonheur…
Un soir de l’autre jour YA+K* dans la place, en mode saveur décalée, ose et propose de l’humain sensible en lieu et place de fenêtres tactiles…

*YA+K

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Ornithologie # 1
La Ciotat

A bien y regarder, et malgré des apparences trompeuses, le photographe se tient devant son appareil renvoyant ainsi à l'objectif L'écho de son regard.